Fiabiliser les digues pour sécuriser les zones à enjeux

Les inondations historiques parfois récentes (1993, 1994, 2002, 2003) ont montré que les ruptures de digue constituent le principal risque pour les vies humaines et qu'elles aggravent considérablement les dégâts matériels à cause des vitesses importantes, des volumes et de la durée des débordements fortement majorés par rapport à une situation sans brèche avec ou sans surverse de l’ouvrage de protection.

Dans l’optique d’une gestion maîtrisée des risques de rupture de digue, même si les brèches peuvent techniquement réduire le niveau de sollicitation hydraulique sur d’autres secteurs en déchargeant le cours d’eau, pour autant ce risque ne peut pas être considéré comme une situation acceptable (sauf sur des ouvrages secondaires commandant des secteurs peu vulnérables).

Fiabiliser 50% des digues d'ici 2015

Un des enjeux du volet « Inondations » du Plan Rhône consiste justement à éviter ces ruptures en fiabilisant les ouvrages existants qui protègent des lieux densément urbanisés.

Des obligations pour les maîtres d'ouvrage

Cette répartition des responsabilités (propriétaire, gestionnaire) est parfois incertaine notamment pour des digues anciennes, mal connues et peu entretenues.

Sur le bassin rhodanien ?

Le recensement conduit dans le cadre de l'Etude Globale Rhône a mis en évidence l'importance des digues existant le long du Rhône : 1000 km de digues pour une longueur totale du fleuve de 480 km...