La passe à poissons du barrage de Jons-Niévroz

EDFÉlectricité de France est l’exploitant de l’aménagement hydroélectrique de Cusset sur le Rhône, aux portes de Lyon. L’aménagement comprend les barrages de Jons-Niévroz et de Jonage ainsi que la centrale hydroélectrique de Cusset et produit chaque année l’équivalent de la consommation domestique de 125 000 habitants.
Soucieux de préserver la vie piscicole, EDFÉlectricité de France a construit en 2013 une rivière artificielle permettant aux poissons de contourner le barrage de Jons-Niévroz. Grâce à cet ouvrage intégré dans son environnement, le barrage ne constitue plus un obstacle pour les poissons qui peuvent circuler librement sur cette partie du Rhône.

L’ouvrage se présente sous la forme d’une véritable rivière artificielle longue de 300 m. La rivière artificielle est « universelle » : elle a été conçue pour permettre le passage de tous types de poissons , qu’il s’agisse de migrateurs ou de poissons de fond à faible capacité de nage.

Son coût de 3,9 millions d’euros a été financé à 50 % par l’Agence de l’Eau, 30 % par EDFÉlectricité de France et 20 % par l’Union Européenne à travers le Fonds Européen de Développement Régional en Rhône-Alpes.  

Un dispositif de suivi par videocomptage, unique sur le Rhône  
Un système de suivi par vidéo  a été mis en place dans un local vitré permettant de visualiser le passage des poissons . Une caméra enregistre des images qui sont récupérées et traitées par la Fédération Départementale pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique du Rhône (FDAAPPMA69).

Ce suivi permet de connaître avec précision les espèces et le nombre de poissons qui empruntent la rivière artificielle. Il est ainsi possible de vérifier l’efficacité du système et d’acquérir des connaissances à long terme sur la composition et l’évolution des populations de poissons du Rhône.

Ont ainsi été observés, sur une année, 13,5 tonnes de poissons, 28 000 individus de 17 espèces différentes . Bonne surprise en particulier sur la présence de 2 espèces :

  • la lamproie de planer, espèce protégée qui n’était pas connue dans le canal  de miribel.
  • l’Ombre commun, espèce emblématique du haut rhône, dont les suivis réalisés auparavant dans le canal de miribel n’avait pas permis de confirmer la présence.