Lexique

Aménagement Girardon  : il s’agit d’un ensemble d’ouvrages (digues, tenons, épis plongeants et noyés) conçus par l’ingénieur Girardon et mis en place entre 1880 et 1940 sur le fleuve Rhône. Ils avaient pour fonction de concentrer les eaux du fleuve en un seul chenal pour garantir un tirant d’eau suffisant pour la navigation.

> aménagements girardon - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,14 Mb

amenagements girardon

Annexes fluviales : Ensemble des zones humides au sens de la définition de la loi sur l'eau, en relation permanente ou temporaire avec le milieu courant par des connections soit superficielles soit souterraines : iscles, îles, brotteaux, lônes, bras morts, prairies inondables, forêts inondables, ripisylves, sources et rivières phréatiques....

Schéma issu de www.eaurmc.fr, rubrique Pédageau

Bras mort  : Ancien bras plus ou moins déconnecté du lit principal du fait du déplacement de celui-ci au fil des temps ou des mécanismes de sédimentation. Milieu caractéristique des lits majeurs en bordure des rivières.

Débit réservé  : débit minimal permanent du barrage imposé par un Cahier des Charges, un avenant, un arrêté préfectoral, et assuré en général par une vanne du barrage ou une PCH. Il doit garantir la vie, la circulation et la reproduction des espèces qui peuplent les eaux (« débit minimal »), et tient compte également des prélèvements autorisés sur le tronçon influencé.

Éclusages spécifiques : Sur le Rhône, un dispositif original a été développé : l’éclusage spécifique à poissons. Ce système est basé sur le même principe que les écluses à bateaux, moyennant une adaptation des équipements. Un courant d’attrait aval est réalisé pour attirer les poissons dans le sas et un courant d’attrait amont pour les faire sortir. Les écluses des 3 premiers aménagements à Beaucaire, Avignon et Caderousse ont ainsi été adaptées pour permettre le franchissement des aloses.

eclusages spécifiques

Fonctionnement des éclusages spécifiques à poissons. Source : CNRCompagnie Nationale du Rhône

Lône  : zone naturelle sur un bras secondaire du Rhône, souvent obturée à l'amont, bras isolé, ancien méandre, asséchée ou en eau, alimentée de façon permanente ou épisodiquement en cas de crue, et présentant un intérêt écologique (zone de reproduction, de croissance ou de refuge).

Marges alluviales  : Mosaïque d’unités fluviales dans la bande active du fleuve. Ce sont des espaces dont la mise en eau ne se fait que de façon intermittente par les crues ou de façon pérenne par la nappe phréatique. Elles comprennent les lônes et les terrains émergés recouverts par la forêt alluviale et régulièrement submergés lors des crues. Elles subissent un remaniement morphologique par érosion ou sédimentation lors des crues les plus récurrentes.

Milieux humides : Marais, étangs, tourbières, lagunes… tous ces milieux ont un point en commun : la présence temporaire ou permanente d’eau douce, salée ou saumâtre. La loi sur l'eau définit les "zones humides" et celles-ci font l'objet de zonages cartographiques. Le terme  "milieu humide" est utilisé pour évoquer de manière générale tous les milieux présentant un fonctionnement semi aquatique tel que défini ci-dessus. Souvent qualifiées d’ « infrastructures » naturelles, les milieux humides assurent plusieurs fonctions essentielles :

• la régulation de la ressource en eau : grâce à leur grande capacité de stockage d’eau, elles atténuent l’intensité des crues et, en cas de sécheresse, elles peuvent restituer l’eau ainsi retenue. Elles échangent aussi parfois de grande quantité d’eau avec les nappes souterraines ;
• la dépollution des eaux : les zones humides ont leurs propres dispositifs d’autoépuration ;
• la constitution de réservoirs biologiques : 30 % des plantes remarquables et menacées en France poussent dans les zones humides, et deux tiers des poissons s’y reproduisent ou s’y développent ;
• le développement d’activités économiques et récréatives : élevage, production de sel, pêche, tourisme…

visuel fctt ZH

Source : eaurmc.fr, rubrique Pedageau

PCH  : une petite centrale hydro-électrique est une installation de production énergétique, d’une puissance inférieure à 10 000 kW, transformant l’énergie hydraulique d’un cours d’eau en énergie électrique. L’UNIPEDE (Union Internationale des Producteurs et Distributeurs d’Energie Electrique) classe les PCH en fonction de la puissance installée. On parle de (cf http://www.france-hydro-electricite.fr/lenergie-hydraulique/principes )

- petite centrale pour une puissance comprise entre 2 000 kW et 10 000 kW,
 - mini-centrale pour une puissance comprise entre 500 kW et 2 000 kW,
 - micro-centrale pour une puissance comprise entre 20 kW et 500 kW,
 - pico-centrale pour une puissance inférieure à 20 kW.

PLAGEPOMIPlans de gestion des poissons migrateurs : le plan de gestion des poissons migrateurs est un document de planification identifiant les enjeux et définissant les objectifs, priorités et recommandations en faveur de la préservation des 3 espèces de poissons migrateurs amphihalins (espèces vivant alternativement en eau douce et en mer) du bassin Rhône Méditerranée : l’anguille européenne, l’alose feinte du Rhône et la lamproie marine. Il est élaboré et animé par le comité de gestion des poissons migrateurs (COGEPOMI) et sa commission technique. Le PLAGEPOMI 2016-2021 entrera en vigueur prochainement. cf http://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/gestion/migrateurs/plan-gestion.php  .

couv plagepomi

Ripisylve  : ce terme désigne les formations végétales qui se développent sur les bords des cours d'eau ou des plans d'eau, dans la zone frontière entre l'eau et la terre. Elles sont constituées de peuplements particuliers en raison de la présence d'eau sur des périodes plus ou moins longues : saules, aulnes, frênes en bordure, érables et ormes en hauteur, chênes pédonculés et charmes sur le haut des berges.

SDAGESchéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux  : Le S chéma D irecteur d'A ménagement et de G estion des E aux (SDAGESchéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux ) est un document de planification partagé par les acteurs du bassin hydrographique, qui définit la politique à mener pour une bonne gestion de l’eau et des milieux aquatiques du Rhône, de ses affluents et des fleuves côtiers méditerranéens qui forment le grand bassin Rhône-Méditerranée. Le SDAGESchéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux fixe les grandes orientations (principes d’action), des priorités thématiques et géographiques  et est accompagné d’un Programme de mesures (PDM) identifiant les actions à mettre en œuvre par territoire. Le 20 décembre 2015, le SDAGESchéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux du bassin Rhône-Méditerranée est entré en vigueur suite à la parution au Journal Officiel de l’arrêté d’approbation du préfet coordonnateur de bassin. cf http://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/gestion/sdage2016/index.php

couv sdage et pdm

Trame verte et bleue (TVB)  : La Trame verte et bleue (TVB), l’un des engagements phares du Grenelle de l'environnement, est une démarche qui vise à maintenir et à reconstituer un réseau de continuités écologiques terrestres et aquatiques sur le territoire national. Ces réseaux de continuité, comprenant des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques, sont identifiés par les schémas régionaux de cohérence écologique ainsi que par les documents de l'Etat, des collectivités territoriales et de leurs groupements. L’objectif est que les espèces animales et végétales puissent, comme l’homme, communiquer, circuler, s’alimenter, se reproduire, se reposer... c'est-à-dire assurer leur survie, en facilitant leur adaptation au changement climatique. La TVB contribue ainsi au maintien des services que nous rend la biodiversité : qualité des eaux, pollinisation, prévention des inondations, amélioration du cadre de vie, etc. cf http://www.trameverteetbleue.fr/

Tronçon court-circuité ou Vieux Rhône  : tronçon de l'ancien lit du Rhône, entre le barrage et la restitution, court-circuité par la dérivation et où subsiste un débit réservé.

schema amgt rhone

Zones humides : cf. milieux humides