Partager la ressource en eau et s’adapter au changement climatique

La réalité du changement climatique est confirmée. Tous les territoires du bassin Rhône Méditerranée sont vulnérables. Malgré l’abondance actuelle de l’eau, la gestion quantitative de la ressource devient une priorité pour les usages et le développement économique du territoire rhodanien.

Sur le Rhône, les récents étiages rappellent que le risque existe. Quelles sont les capacités du Rhône à répondre aux usages en vigueur (refroidissement des Centrales nucléaires, notamment) et à ceux qui tendent à se développer tels que la substitution des ressources en tension par des prélèvements dans le fleuve ?  Si le   Rhône est en mesure de répondre aux besoins des différents usages et des milieux aquatiques à moyen terme,  la prudence s’impose à plus long terme : aboutir à la maîtrise quantitative s’impose.

Un plan partagé, favorisant la solidarité des territoires  

Le Comité de Bassin Rhône Méditerranée et les cinq Conseils régionaux ont signé en 2012 un Plan de bassin d’adaptation au changement climatique (PBACCPlan de bassin d’adaptation au changement climatique.) sous l’égide du préfet de bassin. L’objectif est d’encourager la bonne gestion quantitative de la ressource dans la situation présente et dans le cadre du changement climatique pour assurer :

  • l’adéquation entre la disponibilité de la ressource en eau et les besoins liés aux milieux aquatiques et au développement économique et démographique sur les secteurs ou période de tensions ;
  • un développement économique durable et équilibré  (solidarité amont/aval, rive droite/gauche…).

Priorité aux territoires en déficit

Le volet QRBQualité des eaux, Ressources et Biodiversité décline le PBACCPlan de bassin d’adaptation au changement climatique. sur l’axe Rhône-Saône par des actions d’adaptation des activités en fonction des opportunités et en priorité sur les territoires en déséquilibre quantitatif.

A savoir : Sur le Rhône, le seul secteur en déficit est situé sur le Rhône court-circuité de Péage de Roussillon.  Les niveaux de nappe sont tellement bas que les milieux humides superficiels, abritant une faune et une flore remarquables à l’échelle du Rhône, sont menacés.

Agir là où il est urgent d’agir

Le volet QRBQualité des eaux, Ressources et Biodiversité met en place des protocoles de partage de la ressource sur les secteurs en déséquilibre. Il s’agit de déterminer des seuils et des volumes prélevables, de réviser dans certains cas les autorisations de prélèvement. Le volet QRBQualité des eaux, Ressources et Biodiversité prévoit également des actions d’économie d’eau, de modification des pratiques et cultures agricoles ou encore de mobilisation de ressources en eau alternatives (sur d’autres territoires plus abondants).

Ambition : Mettre en œuvre les actions nécessaires sur le secteur de Péage de Roussillon afin de remonter les niveaux de la nappe d’eau souterraine pour sauver les milieux humides remarquables de l’île de la Platière (forêts humides, roselières, marais,…).

Anticiper le changement climatique sur tous les territoires

Des actions de fond sont prévues pour l’adaptation en fonction des opportunités :

  • des mesures « sans regret » (chasse au gaspillage, amélioration du rendement des réseaux d’eau potable, etc.);
  • des mesures plus structurantes permettant d’optimiser les usages de l’eau et de repenser l’occupation de l’espace (rétention d’eau en privilégiant l’infiltration ; restauration de l’hydrologie fonctionnelle, de la connectivité et de la morphologie des cours d’eau, réimplantation des ripisylves (cf lexique) pour limiter l’échauffement de eaux ; maintien ou augmentation des surfaces en prairies ou leur augmentation sur les zones humides, zones d’expansion de crues…).

Pour en savoir plus :