Poursuivre et optimiser les opérations d’infrastructures fluviales

Le transport fluvial représente un moyen massifié et performant pour le transport de fret. Sa sûreté et ses performances environnementales en font un mode de transport particulièrement intéressant dans un contexte de saturation des infrastructures routières du couloir rhodanien.

Les atouts du mode fluvial et de l’infrastructure Rhône-Saône

Le transport fluvial représente un moyen massifié et performant pour le transport de fret. Sa sûreté et ses performances environnementales en font un mode de transport particulièrement intéressant dans un contexte de saturation des infrastructures routières du couloir rhodanien.

Les réserves de capacité de l’infrastructure (possibilité d’accueillir 3 fois plus de trafic sans aménagement d’ouvrage neuf sur le Rhône) constitue également un atout considérable pour ce mode de transport et soulager les infrastructures routières et ferroviaires.

Initié au travers du Plan Rhône, le débat public sur la politique des transports dans la vallée du Rhône et l'Arc Languedocien qui s'est tenu au cours de l'année 2006, a démontré l'intérêt de la population et des différents acteurs pour le développement de la voie d'eau et du transport fluvial. Le plan Rhône et le volet Transport Fluvial prévoient ainsi de mieux utiliser cette voie d'eau pour soulager les axes routiers et favoriser le développement économique, en offrant notamment aux ports de Marseille et de Sète un débouché indispensable vers l'intérieur du territoire.

L'infrastructure fluviale à grand gabarit sur 550 km entre Pagny et le débouché maritime, représentent un moyen performant pour assurer le transport d'une partie des marchandises transitant sur le réseau routier ainsi que pour desservir et approvisionner les ports de Marseille et de Sète. La présence de nombreux ports fluviaux répartis sur l’axe permet l’interface avec les autres modes de transport (rail, route) et donc de mieux irriguer les territoires.

Les opérations soutenues

Dans la continuité de la précédente contractualisation , le CPIERContrat de Plan Interrégional Etat-Régions 2015-2020 apporte son soutien à différentes opérations de développement et de modernisation de l’infrastructure fluviale, afin d’améliorer le niveau de service, et de développer de nouvelles filières de transport.

Les aménagements prévus par le volet Transport Fluvial du Plan Rhône concernent principalement l'adaptation des infrastructures fluviales à un l'accroissement du trafic dans les meilleures conditions de fiabilité, de régularité et de sécurité. Cet objectif passe en premier lieu par la modernisation et l'augmentation des performances des ouvrages. Il s'agit, d'une part d'accroître les capacités de l'infrastructure fluviale, et d'autre part d’améliorer le niveau de service et son homogénéité, vis-à-vis des perspectives de développement du trafic de l'ensemble de l'axe Rhône-Saône.

Les principales actions visées portent sur :

  • la poursuite du développement portuaire , véritables portes d’entrée du bassin, dans le cadre de politiques coordonnées pour donner leur pleine efficacité aux investissements soutenus : soutien aux investissements sur les plate-formes, les quais, l’outillage de manutention, les lieux de stockage, les dessertes, etc.;
  • la poursuite du programme de modernisation du Canal du Rhône à Sète , engagée dans le cadre de la précédente contractualisation. Menés dans le cadre du Plan Rhône, les travaux de modernisation du Canal du Rhône à Sète depuis l'écluse de Saint Gilles jusqu'à Frontignan ont pour objectifs la sécurisation de la navigation sur le canal et l'amélioration du transport fluvial de marchandises entre le couloir rhodanien et la Méditerranée.

Cette opération, déclarée d’utilité publique par arrêté préfectoral le 13 janvier 2010, porte plusieurs objectifs majeurs :

  • renforcer la fluidité du trafic ;
  • réduire les temps de parcours ;
  • assurer la sécurité de la navigation ;
  • augmenter progressivement la taille des bateaux de 2 300 à 2 500 tonnes ;
  • permettre le transport de conteneurs maritimes «High Cube» sur 2 rangs sans contraintes ;
  • la mise en œuvre de divers équipements pour améliorer la fonctionnalité du réseau pour les usagers  : postes de stationnement, appontements pour les bateaux de commerce, systèmes d’aides à la navigation (compléments éventuels au système mis en service en 2015 – 2016 sur le réseau), garages d’écluses, etc ;
  • le soutien à des opérations permettant de développer la logistique urbaine (traitement des interfaces à quais, etc.)